dimanche 26 septembre 2010

Jeu-concours : "Futurs : capitalismes hallucinés", suite...

Avis aux lecteurs : le jeu-concours de la Grande Bibliothèque se poursuit ! Nous avons déjà une gagnante en la personne de Lhisbei qui fait sortir Cat le Psion du corpus de lectures. Comme convenu, elle gagnera un exemplaire d'Evadés de l'Enfer ! par Hal Duncan, offert par Folio SF. Au fait, quelqu'un ici saurait-il me dire à quel moment je dois envoyer son adresse à la personne qui nous a contactés pour nous proposer l'opération ?

Je vous rappelle que quatre autres exemplaires du même livre peuvent encore être gagnés. Il vous suffit pour cela d'être le premier à chroniquer l'un des livres restant inscrits au corpus :
  • Joan D. Vinge, Pluie de Rêves.
  • Richard Morgan, Carbone modifié.
  • Pierre Bordage, Wang tome 1.
  • Pierre Bordage, Wang tome 2.
  • Norman Spinrad, Jack Barron et l'éternité (Edit : lu).
  • Norman Spinrad, Les Années Fléaux.
  • Ivan Efremov, L'Heure du Taureau.
Et de poster votre chronique en commentaire de la première annonce.

Je vous signale par ailleurs qu'afin de faciliter la tâche de chacun, et en tenant compte des impératifs de durée (cela fait trois semaines que le concours est ouvert), j'accepterai les rétro-lectures, sous la condition que la chronique de lecture publiée ne soit pas un copier/coller de celle que vous auriez déjà postée sur votre blog. En d'autre termes, il faudra produire un travail "neuf" pour mériter votre exemplaire de Hal Duncan !

Bonne lecture... et bonne chance !

Share/BookmarkWikio Voter !

samedi 25 septembre 2010

Sunekeia - Le grand schéma

Hier, alors que je repensais à mon projet de roman Sunekeia, j'ai enfin réussi à formuler ce que je souhaitais depuis si longtemps.

Un roman de SF, et a fortiori un univers de SF, se doit de bénéficier d'un arrière-plan lui conférant une véritable profondeur. Il est "assez facile"  (sous réserve, par exemple, d'un certain niveau de ce qu'il faut bien appeler culture) de concevoir un arrière-plan, et en ce qui me concerne, c'est chose faite depuis une petite dizaine d'années. Je sais que l'histoire de Sunekeia tournera autour d'une civilisation des temps futurs, celle de l'Ellada galactique, laquelle doit beaucoup à la Grèce de l'Antiquité. L'Ellada bénéficie d'une structure politique atypique. La majeure partie des gens vivent sous le régime de lois  réprimant l'égoïsme et réfrénant la compétition - mais en contrepartie, cette majorité dispose d'une vie plus longue, bien plus longue que la simple normale humaine. Le reste est bien plus libre - mais ne bénéficie pas d'une longévité très accrue par rapport à l'ordinaire. Une civilisation où le grand espoir communiste, bien loin d'être combattu puis nié, serait apparu comme un recours. Une civilisation où il n'aurait pas été dévoyé. Une civilisation où l'on aurait pris acte du fait que certains ne souhaitent pas vivre dans une société sans classes, et où leur droit à l'existence aurait été reconnu - mais d'une façon telle que leurs jeux ne risqueraient plus de porter préjudice à ceux qui préfèrent vivre en construisant un autre monde.
Un monde parfait ? Non. Un monde parfait, c'est un monde sans souffrances. Et vivre selon les lois de l'Intégration n'a rien de facile pour ceux de l'Ellada galactique. Son emblème, à l'alpha et au trident, a beau représenter un immense espoir pour les masses réduites ailleurs en esclavage, il n'empêche que ses lois sont exigeantes. Certains les combattent, à l'extérieur comme à l'intérieur, parce que l'Ellada possède bien des ennemis : quelques-uns qui veulent s'emparer de ses richesses, de sa science et de ses talents ; d'autres qui par idéologie voudraient plutôt éliminer sa particularité politique ; et même certains qui la servent pour de mauvaises raisons. Car ceux de l'Ellada, malgré leur savoir et leurs talents, restent humains - et à ce titre, risquent de commettre le pire des égarements, à savoir, l'ubris selon lequel l'homme cherche à devenir l'égal des anciens dieux.
Voici quel est le décor général de Sunekeia, tel que j'ai fini de le planter après bien des années de travail. Mais cela ne suffit pas à faire un roman.

Depuis quelques temps, j'ai remarqué que les oeuvres d'imagination qui me fascinent le plus sont celles qui s'organisent autour de ce que j'appelle un "grand schéma" : un argument narratif qui se déroule tout au long de l'intrigue pour être résolu à la toute fin. De Fondation à la Trilogie du Vide en passant par Dune et Hypérion, il est clair que chacun de ces grands space-operas - tradition littéraire âgée d'une petite centaine d'années, à présent - s'organise autour d'un seul argument central et des contraintes que cet argument fait peser sur l'histoire d'une civilisation. L'existence de la psychohistoire, une science permettant de prédire le flux historique. La prescience et la perception du destin. L'émergence d'un "dieu-machine" dans un avenir lointain, concurrent et adversaire des philosophies et systèmes de pensée humains. L'utilisation abusive, par un univers artificiel dissimulé dans un trou noir, de la matière galactique. Le "grand schéma" peut être dissimulé au début du récit pour être dévoilé fil après fil, permettant ainsi à l'esprit du lecteur de formuler ses propres hypothèses. C'est en réalité une épine dorsale bien plus sûre qu'un "simple" arrière-plan, aussi détaillé soit-il. Car au fond, l'histoire que l'on veut raconter doit être crédible - mais elle doit aussi avoir un intérêt. Et si j'ai toujours eu envie de raconter cette histoire, je n'étais pas certain d'en détenir le "grand schéma".

C'est désormais chose faite. Je sais pourquoi je suis capable de raconter cette histoire.

Billet publié aussi dans l'Atelier.
Share/BookmarkWikio Voter !

lundi 20 septembre 2010

Space Opera

Pour ma dernière participation au Summer Star Wars de Lhisbei du RSFBlog, pourquoi ne pas terminer avec un Vance, qui plus est, avec un roman portant ce titre-là ? Il est vrai que Vance est un auteur que je ne connais pas du tout, parce que je n'avais jamais ouvert l'un de ses livres auparavant...

Résumé :
Dame Isabel Grayce est une riche mécène quelque peu excentrique. Dans un futur assez proche, les voyages spatiaux permettent à la Terre de découvrir les talents de civilisations extraterrestres. La Neuvième Compagnie de Rlaru est une troupe de musiciens itinérants qui séduit les gens de la Terre. Dame Isabel, suite à l'une de leurs représentations, décide, au grand dam de son neveu Roger, de monter une expédition spatiale vers Rlaru afin de faire découvrir la musique terrienne aux semblables des musiciens de la Neuvième Compagnie... Le voyage du Phébus va bientôt démarrer. A bord, prendra part la fine fleur des musiciens de la Terre. Dame Isabel dirigera donc l'une des plus grandes, et plus coûteuses troupes musicales de tous les temps. Ainsi commence un extraordinaire voyage. Mais, entre le scepticisme de Roger, les velléités musicales de l'équipage et une mystérieuse jeune femme cherchant à faire obliquer la route du Phébus vers une planète éloignée de la destination, le cadet des soucis de la troupe ne sera pas la question fondamentale : trouveront-ils des amateurs pour leur art très terrien ?

L'une des caractéristiques de la série StarWars, c'est encore son humour. C'est là une chose que l'on a tendance à oublier dans les space-operas récents, où les personnages, à force de se coltiner avec l'extermination de l'espèce humaine et/ou la fin de la Galaxie voire de l'Univers, ne sont pas toujours de très grands comiques. Ou alors le sont-ils à cause du ridicule d'un contexte (allez lire La Saga des Sept Soleils de Kevin J. Anderson si vous avez besoin d'un bon exemple, je pense que le premier tome devrait suffire). Il faut bien dire que j'ai plutôt apprécié l'histoire qui m'a été racontée ici. Cela ne se prend pas trop au sérieux, le contenu scientifique est somme toute fort limité, mais pourtant, on y retrouve le "grand schéma" qui constitue l'épine dorsale des oeuvres majeures. Space Opera, malgré ce que j'ai envie d'appeler de la légèreté, se trouve sous-tendu par une idée : l'arrogance humaine est, bien souvent, à l'origine de tous les malentendus. Car c'est sur un malentendu que l'expédition fort peu fructueuse du Phébus est démarrée...

Bien sûr, certaines péripéties apparaissent comme quelque peu prévisibles, et le nombre d'épisodes de l'histoire est un peu faible pour que l'on puisse parler de véritable aventure. Mais l'oeuvre est si originale qu'il serait malvenu de bouder notre plaisir. Bravo ! Je n'hésiterai pas à me plonger dans d'autres Vance maintenant.










Share/BookmarkWikio Voter !

samedi 18 septembre 2010

Colis anniversaire Folio SF

Tout à l'heure, j'apprends par les blogopotes de Planet SF que les colis de l'anniversaire Folio SF ont commencé leurs arrivées...

Après une matinée larvaire passée à faire pas grand-chose (effet Samedi couplé à la reprise de la piscine hier), je me suis dit que si ça se trouve mon colis m'attendait bien au chaud dans ma boîte aux lettres. Sachant que j'étais "en tenue de nuit" (je ne vous ferai pas de dessin), il a donc fallu que je me décide à remettre les fringues de hier pour aller en prendre livraison (moi qui ne sors jamais sans avoir procédé à mes ablutions). Et, chance, je ne me suis pas déplacé pour rien, comme en attestent les photos qui suivent, et que j'ai prises après éventration ouverture du colis. J'ai bien fait, en définitive, de renoncer à retourner à la piscine cet après-midi. Comme quoi, je pourrai aller faire ma sieste (si je vais la faire, en fin de compte, c'est devenu moins sûr) en me disant que j'ai quand même ouvert la porte de l'appartement aujourd'hui...

Voici le colis "à peu près" en position de voyage. On devine l'incision latérale. Au second plan, le coussin rouge de mon canapé.
La dissection du colis en face ventrale est réalisée. Les organes internes sont visibles, à commencer par le gros paquet de bonbons soucoupes.
Après élimination de l'exosquelette il ne reste plus que les organes internes : de gauche à droite et de haut en bas, le paquet de bonbons soucoupes, un signet "L'odyssée Folio SF", la lettre explicative et le livre L'odyssée Folio SF en 10 nouvelles, qui va être aussitôt marqué pour intégration aux rayonnages de la Grande Bibliothèque.

Le paquet de bonbons soucoupes demandera un examen ultérieur, en l'absence de toute mention de composition et de provenance, des tests poussés en laboratoire seront peut-être nécessaires pour s'assurer de leur comestibilité (j'aurais préféré ne pas trouver un cheveu accroché au paquet).

Bilan, j'aimerais bien que des anniversaires Folio SF (ou de quelqu'un d'autre, hein, dès lors qu'il y a SF dedans), il y en ait tous les ans. Voire tous les mois. Quelle bonne idée !

Share/BookmarkWikio Voter !

vendredi 3 septembre 2010

Jeu-concours : "Futurs : capitalismes hallucinés"


Nobles seigneurs de la guerre, farouches Fedaykins, space-orks, nomades Extros, Princes-Marchands, Intelligences Artificielles, voyageurs spatio-temporels, vous tous, en quelque sorte... Pour les dix ans de la collection Folio SF et grâce à un aimable partenariat, la Grande Bibliothèque a le plaisir de vous ouvrir son premier jeu-concours ! Cinq des participants pourront gagner un livre offert par les Editions Gallimard, en l'occurrence, un exemplaire du roman Evadés de l'enfer ! de Hal Duncan, inédit en français.
Mais comment participer ?

Rien de plus simple. J'ai sélectionné un corpus de lectures tournant autour du thème qui donne son titre à ce concours, à savoir "Futurs : capitalismes hallucinés". Il vous suffit d'être le premier à lire l'un de ces livres et d'en apporter la preuve pour être désigné vainqueur. Quelques règles :
  1. Le jeu est ouvert à n'importe quel visiteur de mon blog, et sera ouvert jusqu'au 20 Octobre (environ !).
  2. La preuve de lecture sera un compte-rendu respectant la forme utilisée sur ce blog, à savoir une introduction, un résumé censé allécher le lecteur, puis pour conclure une courte analyse.
  3. La preuve de lecture devra être postée en commentaire public à la suite de ce message, la date et l'heure de publication faisant foi pour déterminer un gagnant.
  4. Chaque participant garde la pleine propriété de son compte-rendu de lecture et sera invité, le cas échéant, à le publier aussi sur son propre blog. Il pourra utiliser l'image proposée en ouverture et en fermeture de ce message pour matérialiser sa participation au concours.
  5. Les rétro-lectures ne sont pas acceptées : si vous avez déjà lu un des livres proposés, merci de ne pas le choisir.
  6. Tout gagnant sort du concours aussitôt (afin qu'il y ait le maximum de gagnants !).
  7. Le concours prend fin dès que cinq gagnants sont désignés.
Et voici le corpus de lectures choisies pour ce concours "Futurs : capitalismes hallucinés"...
  • Joan D. Vinge, Cat le Psion (Edit : lu).
  • Joan D. Vinge, Pluie de Rêves.
  • Richard Morgan, Carbone modifié.
  • Pierre Bordage, Wang tome 1.
  • Pierre Bordage, Wang tome 2.
  • Norman Spinrad, Jack Barron et l'éternité (Edit : lu).
  • Norman Spinrad, Les Années Fléaux.
  • Ivan Efremov, L'Heure du Taureau.
Souvenez-vous, écrire le premier la chronique d'un seul de ces livres est suffisant pour gagner votre exemplaire de Hal Duncan ! Alors, n'hésitez pas !

Bonne lecture et... bonne chance !


Share/BookmarkWikio Voter !

mercredi 1 septembre 2010

La vidéo SF du mois - Septembre 2010

Dans la rubrique "dépoussiérages", voici une deuxième vidéo SF du mois.

Au commencement était Stefan Wul. Stefan Wul écrivit L'Orphelin de Perdide, un roman où un enfant est perdu sur une planète hostile et où un héros de l'espace, ami du père tout juste décédé, vient à son secours. Il n'a qu'un seul moyen d'entrer en contact avec celui qu'il a fait voeu de sauver : un micro subspatial. Cela suffira-t-il pour protéger l'enfant des redoutables frelons de Perdide, qui font leur festin avec le cerveau humain ? Surtout si la trahison et l'espace-temps lui-même semblent s'opposer à la réussite du sauvetage ?

Bien des années après, vint René Laloux, qui connaissait bien l'oeuvre de Stefan Wul pour avoir adapté son roman Oms en série dans un dessin animé, La Planète Sauvage. René Laloux aima L'Orphelin de Perdide et décida de l'adapter en dessin animé. Il alla voir le grand Moebius qui accepta de participer au projet en tant que dessinateur. Ainsi devait naître Les Maîtres du Temps, un dessin animé de SF splendide et, n'ayons pas peur des mots, un véritable chef d'oeuvre. Quelques points du scénario diffèrent de l'histoire telle que racontée par Stefan Wul, mais ces divergences, somme toute, renforcent la beauté de l'oeuvre. A tel point qu'après avoir lu le livre, dix ans après avoir vu le dessin animé, je l'ai trouvé moins bon.

Je vous laisse découvrir la séquence introductive du dessin animé. Bon voyage...


Share/BookmarkWikio Voter !