dimanche 18 mars 2012

Béhémoth

Voici le deuxième tome de la saga steampunk et uchronique de Scott Westerfeld dont j'ai présenté ici le premier tome.
Résumé :
Le Léviathan a subi une étrange réparation : la greffe des moteurs clankers lui a permis de récupérer sa mobilité. A bord, Alek et ses hommes sont dans une position inconfortable : ils savent que leur statut est précaire. L'Autriche-Hongrie n'est pas encore en guerre contre la Grande-Bretagne mais ce n'est qu'une question de semaines et peut-être même de jours... Nul doute alors qu'ils seraient jetés aux fers en tant que prisonniers de guerre, l'aide qu'ils ont apportée à l'équipage britannique aussitôt oubliée. Pour Deryn, qui se cache toujours sous le nom de Dylan, la situation est tout aussi déplaisante : le prince Alek ne lui est pas indifférent et elle se rend compte qu'elle envisage de prendre avec ses devoirs des libertés de plus en plus grandes, confinant presque à la trahison. Tout le monde se dirige vers l'ancienne Constantinople, devenue Istanbul, où les Britanniques vont tenter de racheter la confiance du Sultan ottoman. Sur place, ils trouvent une ville rongée par des factions ennemies... et où l'Allemagne est en train de s'emparer de la réalité du pouvoir. La fièvre révolutionnaire permettra-t-elle au Léviathan d'échapper au canon de Tesla que les Allemands construisent à l'entrée du détroit des Dardanelles ?
Le premier tome de cette saga nous familiarisait avec ses concepts originaux : d'un côté, les civilisations "darwinistes" qui, grâce à la manipulation des "fils de vie" (l'ADN découvert dans cette histoire par Darwin) apprennent à générer des êtres vivants biofabriqués ; de l'autre, les cultures "clankers" orientées quant à elles vers le machinisme, qui considèrent les bioconstructions comme des monstruosités contre-nature. Cette dichotomie se superpose au jeu des alliances historiques bien connues dans le contexte de cette première guerre mondiale uchronique : Triple Entente (France, Grande-Bretagne et Russie) contre Puissances Centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie et Empire ottoman). Scott Westerfeld nous propose donc une uchronie à plusieurs niveaux : le premier, le plus évident, est bien entendu le niveau steampunk, lequel n'est pas présent qu'au simple état d'esthétique ; le deuxième, plus original, est celui de l'introduction du concept de guerre idéologique, là où la Première Guerre Mondiale telle que nous la connaissons était avant tout une guerre de nations - voire même une guerre de dynasties régnantes, venue solder les derniers comptes du Congrès de Vienne.

L'oeuvre assume son statut d'oeuvre jeune public avec le personnage central d'Alek, prince-héritier "caché" de l'Autriche-Hongrie, qui associe à un statut précaire certaines décisions plus ou moins dangereuses pour lui et les siens : à travers lui Scott Westerfeld propose un personnage auquel le jeune lecteur est appelé à s'identifier. Cependant, le rang de véritable héros lui est disputé par celui de Deryn, qui dissimule son sexe puis ensuite ses sentiments sous la couverture de Dylan, son homologue masculin. Dissimulation efficace dans l'ensemble - mais supercherie qui n'échappe en fin de compte pas aux regards affûtés de l'un des personnages capitaux. Deryn est, au sens propre de l'expression, un personnage "sous pression" : physique tout d'abord, car on lui confie une mission dangereuse, personnelle ensuite et surtout émotionnelle. Une pression qui commence à faire se fissurer sa coquille : de plus en plus souvent sa voix s'échappe vers les aigus et elle envisage de confier son secret au prince Alek. La romance qui s'annonce (peut-être ?) entre les deux personnages m'apparaît un peu comme un passage obligé dans le cadre d'un roman jeune public contemporain mais j'avoue que j'aimerais bien voir l'auteur nous mener en bateau. Le troisième tome, à paraître, en décidera.

Ce livre est comme le précédent illustré d'une façon qui n'est pas sans m'évoquer le style "Belle-Epoque". Les personnages y trouvent une véritable personnalité, l'illustrateur étant parvenu en particulier à très bien retranscrire l'ambivalence du comportement de Deryn sous la forme d'une ambiguïté dans ses traits physiques. C'est donc un beau livre, très agréable à lire, et qui devrait faire la joie de plus d'un jeune lecteur.

Livre lu en lecture commune sur le Cercle d'Atuan.

Voir aussi la chronique d'Endea.

vendredi 16 mars 2012

Le Défi Frank Herbert : ultime récapitulation

Comme annoncé par ailleurs, le Défi Frank Herbert est prolongé jusqu'au 15 Avril, et ce afin d'englober la lecture commune du Cerveau vert qui est planifiée pour le 31 Mars.

Saluons d'abord l'arrivée de mait parmi les concurrents. En raison du recul de la date de fin du Défi, je n'accepterai désormais plus d'inscriptions : il y aura donc dix-huit participants. Une récapitulation, histoire de savoir quels sont les favoris en cette fin de Défi, ne fera pas de mal...

Ce qui nous fait donc un total de 39 participations. A ce jeu, les chroniqueurs les plus assidus sont dans l'ordre Leto (13 participations), Ionah (8 participations), Seindfu (7 participations). Leto a pris une certaine avance en chroniquant l'ensemble des nouvelles du recueil Le Prophète des Sables. Connaissant Ionah, je me doute qu'il a encore plus d'un tour dans son sac et je pense bien que le Monkey va tenter de "sniper" le Duc. Qui, dans cette histoire, sera le Ferocias de l'autre (pour ceux qui ne comprendraient pas mon allusion, c'est par là) ? Pour le savoir, il va falloir attendre encore un peu... c'est-à-dire environ un mois !

lundi 12 mars 2012

John Carter

J'avoue n'avoir jamais lu les livres de Edgar Rice Burroughs, ma culture Archéo-SF laissant quelque peu à désirer. Tout au plus ai-je entendu la rumeur de son cycle martien... ainsi que le fait qu'il est, entre autres choses, l'inventeur du personnage de Tarzan.

Nul n'étant parfait, alléché par l'affiche, pas trop repoussé par la (petite) mention au-dessus du titre, (très) bien accompagné par un couple d'amis, je suis donc allé voir ce film en semaine dernière.
Résumé :
Sur Terre, John Carter est un ancien soldat confédéré, à présent un chercheur d'or, que l'armée "yankee" souhaite enrôler dans la lutte anti-indienne. Esprit indépendant, intéressé par le seul or, il s'échappe d'un cachot et, au cours de sa fuite, élimine un étrange personnage qui laisse échapper un médaillon lumineux en marmonnant de curieuses paroles. En cherchant à l'imiter, John Carter se trouve propulsé dans un désert où, à sa grande surprise, le moindre bond le projette à des dizaines de mètres de distance et où pullulent des géants verts à six membres ! A nouveau capturé, Carter apprend qu'il est maintenant sur Barsoom, la planète qu'il connaît sous le nom de Mars, un monde agonisant où une guerre terrifiante est en train de se livrer entre la ville paisible d'Hélium et la belliqueuse Zodanga. Le prince de Zodanga dispose d'une arme tirant son pouvoir destructeur du "neuvième rayon" : menaçant de tout écraser sur son chemin vers la domination de Barsoom, il exige que lui soit remise en mariage la princesse héritière d'Hélium. Mais pour elle, ce mariage serait pire que la mort... Aussi s'enfuit-elle, sans savoir que son chemin va du coup croiser celui de Carter. Saura-t-elle le convaincre d'embrasser la cause d'Hélium ?
Voilà une histoire qui, en dehors de son argument martien, fleure plus la fantasy que la SF - et mérite en fait, pour moi, son classement dans les deux catégories afin de ne pas utiliser une étiquette science-fantasy qui ferait peut-être bien ricaner Guillaume, le Traqueur Stellaire. C'est au fond une histoire de héros bien bourrin faisant face à des adversaires eux aussi bien bourrins, qu'il élimine à grands renforts de coups de sabre, de pains dans la face et de technologie pas trop technologique et pas mal magique. Dans ce contexte les tenues antiquisantes (comprendre : dénudées) de l'ensemble des protagonistes martiens évoquent moins un climat chaud qu'un exotisme plus ou moins cheap : on voudrait présenter Barsoom comme le dernier champ de bataille où la tyrannie, dont comme par hasard l'étendard est rouge, cherche à imposer sa domination à tout le reste du monde... mais ce que l'on n'est pas loin de voir, en fait, c'est un remake martien d'une célèbre série américaine se déroulant sur le littoral et dont le principal argument était le tour de poitrine de l'une de ses actrices.

Non, je déconne.

Il y a là-dedans de la bonne SF, à commencer par cette faction mystérieuse des Therns qui manipule tout le monde en sous-main, et dont les membres peuvent adopter l'apparence de n'importe lequel des protagonistes - un concept qui instille une sensation de danger imminent et qui n'est pas loin d'être dunien (les Danseurs-Visages, quelqu'un ?). Et puis Mars, pardon, Barsoom est d'une beauté aride qui est elle aussi assez dunienne. A voir ces rivières qui se perdent dans le désert, ces peuplades qui abandonnent leur descendance afin de sélectionner les plus forts, ces villes en ruine et ces nefs aériennes, on pense à Dune, tôt ou tard. Pas de prophéties dans John Carter, cependant. Mars est présentée comme une planète épuisée par ses peuples sous la néfaste influence des Therns. Qui sont-ils au juste ? Et qui servent-ils sinon l'entropie ? Là où Frank Herbert esquisse un système orienté vers les dangers de l'avenir, le schéma que l'on perçoit dans cette adaptation évoque plutôt une lutte contre le temps et l'entropie. L'aspect juvénile ou presque du héros, qui semble ne pas vieillir pendant ses années de retour sur Terre, viendrait confirmer cette impression : certaines aventures ne font pas vieillir, et l'on comprend que notre propre voyage sur Mars n'a été qu'une façon pour l'auteur d'y ramener John Carter. Voilà qui n'est pas sans évoquer Narnia - oups. J'aurais peut-être pas dû la faire, cette comparaison...

J'ignore si le parti-pris de faire intervenir un personnage au nom de Burroughs relève d'une intention de la part de celui-ci. Néanmoins, le procédé littéraire impliqué me paraît tout à fait intéressant : je crois bien qu'un jour ou l'autre je me pencherai sur ce Cycle de Mars, tiens... Qui sait, peut-être pour une prochaine édition du Summer Star Wars ?

Lire aussi l'avis de Guillaume.

dimanche 11 mars 2012

Don Quichotte Apocryphe

Histoire de conclure le Mois Don Quichotte (l'anniversaire de mon blog, c'était il y a un mois), pourquoi ne pas se plonger dans la continuation apocryphe de l'oeuvre de Cervantes ?

Résumé :
Don Quichotte, rentré chez lui, est soigné de sa folie par ses proches à force de chapelets, rosaires et autres dévotions, si bien qu'il mène une vie plus tranquille, à la grande satisfaction des notables de son village qui le pensent guéri. Mais le feu couve sous la cendre. Sancho n'a pas renoncé à l'idée d'acquérir un gouvernement. Par ailleurs, une rencontre fortuite excite la folie de Don Quichotte : le voilà reparti sur les routes, à la recherche de l'aventure, en compagnie de son écuyer errant. Ils partent pour Saragosse où Don Quichotte veut pouvoir participer aux joutes. Le chemin sera cependant long, et la folie du chevalier ne cesse d'augmenter, tout comme l'appétit de Sancho...
La fin du premier tome du Quichotte laissait le lecteur dans l'expectative : on y voyait un Don Quichotte ramené chez lui par la force mais pas du tout guéri, tout juste à peine soigné de son délire chevaleresque. L'auteur se ménageait de toute évidence la possibilité de reprendre son personnage - ce qu'il a fait en effet quelques années plus tard. Le public, cependant, a montré un véritable engouement pour une oeuvre considérée à l'heure actuelle comme l'une des plus importantes au monde. Un tel engouement ne pouvait qu'éveiller la convoitise : l'auteur lui-même a eu la surprise, un an avant de publier son deuxième tome, de voir sortir un... Quichotte apocryphe, écrit par un certain Avellaneda, auteur dont l'identité réelle reste mystérieuse même à l'heure actuelle. Si Cervantes, dans sa préface à sa deuxième partie, semble faire preuve d'une certaine bienveillance à l'égard d'Avellaneda - la notion de plagiat était alors bien plus floue qu'à l'heure actuelle - on se rend compte, à la lecture de la fin du deuxième tome, qu'elle regorge d'allusions à l'oeuvre apocryphe : allusions souvent piquantes, certains personnages de l'apocryphe étant réutilisés, certaines de ses scènes étant reprises pour être parfois moquées. De toute évidence, l'auteur a lu l'apocryphe, et cette lecture a influencé son écriture de la deuxième partie. C'est pourquoi je pense que lire cette oeuvre "parasite" permet d'acquérir des clés de compréhension pour le Quichotte de Cervantes...

La comparaison s'impose entre l'apocryphe et les deux tomes authentiques du Quichotte. Avellaneda semble avoir très bien compris les ressorts comiques du premier tome et il les réemploie non sans efficacité, non sans forcer le trait de la folie du personnage qui prend de plus en plus l'imaginaire pour le réel. Sancho, lui, se transforme en véritable bouffon, titre qu'il est presque sur le point d'acquérir à la fin du livre. On sent à ce parti-pris que ce n'est plus le même auteur qui est aux commandes des personnages : Cervantes, même s'il les malmenait, gardait pour eux un certain respect voire même de l'affection. La traduction, si elle est fort différente - la plus récente remonte à 1853 et elle n'a pas été ré-éditée pendant une très longue période - n'explique pas tout. En utilisant l'instrument imaginé par Cervantes, Avellaneda n'a pu composer la même musique.

Et pourtant, certaines circonstances dans ce livre ne sont pas sans évoquer celles du deuxième tome authentique. Certains thèmes - l'attitude des nobles, par exemple, qui se jouent des deux pauvres hères sans aucune honte - se retrouvent, transparents, aussi bien chez Cervantes qu'Avellaneda. Mieux que cela, on croit percevoir, à travers certains indices, que les deux auteurs... se connaissaient et se sont livrés bataille à travers leur interprétation des folies de Don Quichotte ! Est-ce que le personnage s'est retrouvé, quelque part, l'enjeu d'une rivalité littéraire qui prolongeait, peut-être, une rivalité humaine ? On ne le saura pas, et on se dira juste qu'à certaines époques, sans doute, certaines idées sont dans l'air...

lundi 5 mars 2012

J. Edgar

J'ai vu hier le biopic de Clint Eastwood sur J. Edgar Hoover, le premier directeur du FBI, une figure que l'on peut volontiers qualifier de controversée...
Résumé :
En 1919, le Ministre de la Justice des Etats-Unis échappe de peu à un attentat. En même temps, huit autres bombes explosent ailleurs dans le pays : sont visés des hommes politiques et des hommes d'affaires, emblèmes de la puissance économique des Etats-Unis. C'est que, deux ans après la Révolution d'Octobre, certains cherchent à l'exporter ailleurs dans le monde... et que leurs méthodes sont parfois sanglantes. Hoover, jeune collaborateur du Ministère de la Justice, sait que pour endiguer le "péril rouge" les méthodes habituelles ne suffisent pas. Il faut mettre sur pied un véritable bureau d'investigation, aux pouvoirs étendus, et recourant aux méthodes scientifiques aussi bien dans l'acquisition de l'information que dans son classement et sa conservation...
Le FBI en formation, tel qu'il est décrit dans ce film, apparaît comme un véritable Etat dans l'Etat. Les pouvoirs étendus de Hoover qui, pendant près de cinquante ans, a dirigé l'agence comme sa "chose" font de lui un des hommes les plus puissants des Etats-Unis entre les années vingt et les années soixante-dix, et contribuent à faire de ce pays un véritable Etat policier, une "démocrature" en quelque sorte (que je pense dénoncée, quelque part, dans La Ruche d'Hellstrom par le Maître en personne). Détenant un pouvoir de chantage sur à peu près n'importe quel membre du personnel politique, Hoover se présente ici comme l'ultime gardien de "l'esprit" des Etats-Unis - son défenseur contre l'idéologie communiste, puis contre le gangstérisme, puis enfin contre les mouvements de libération des Afro-américains. En d'autres termes, un gardien du consensus WASP - grâce à des méthodes feutrées qui évoquent presque celles du KGB. Nul doute qu'une personnalité comme celle de Hoover, que le film présente comme dirigé depuis son enfance par une mère abusive, aurait - sous d'autres régimes - donné de ses talents avec la même efficacité, au service d'une autre idéologie...

Hoover, homme de secrets, en cachait lui aussi. Le film insiste beaucoup sur la nature de sa relation avec son numéro deux, Clyde Tolson, et le fait que les deux hommes partagent repas, distractions et vacances laisse entendre - sachant qu'aucun des deux ne fréquente par ailleurs de femme - qu'ils partagent encore autre chose. J'ignore au juste ce qu'il se passait dans le "bureau privé" de Hoover et je ne souhaite pas le savoir. J'imagine cependant que l'homme qui a été capable, pendant cinquante ans, de tenir huit Présidents des Etats-Unis par je ne sais pas trop quels organes et d'assurer de la sorte sa propre perpétuation devait bien être capable de faire garder ses propres secrets à l'abri... En réalité, seules deux personnes possèdent sa confiance : outre son numéro deux, sa secrétaire personnelle - toujours la même depuis les années 20 ! - qui fera disparaître (selon sa volonté, semble-t-il) tous ses "dossiers confidentiels" après sa mort. "Dossiers confidentiels" sur lesquels Nixon aurait voulu mettre la main, toujours d'après le film.

C'est en fait le portrait d'un homme qui, malgré les changements d'époque et de continuité historique, reste persuadé d'avoir raison contre tous : la police doit être indépendante d'un contrôle politique. Sauf que ses propres choix d'ordre politique finissent par déteindre sur cette même police. A la fin de son mandat (de sa vie, en fait) il semble avoir manifesté de la méfiance à l'égard de Nixon, que le film n'est pas loin de présenter comme étranger aux "valeurs américaines". Le film, déjà ambigu dans sa présentation du personnage de Hoover (critique ou favorable ?) adopte ici une position difficile à interpréter. Une position aussi énigmatique, sans doute, que le personnage qu'il dépeint.

Lire aussi l'avis de Les Murmures.

dimanche 4 mars 2012

Toilettage du blog

J'ai pris hier mon courage à deux mains, saisi sans doute d'une crise de rangite aiguë, et j'ai terminé (enfin, je pense) un travail qui traînait depuis plusieurs mois... C'est-à-dire la mise en alignement justifié de tous les "anciens articles" - c'est-à-dire, ceux qui sont antérieurs à la Toussaint 2010, moment auquel j'ai commencé à utiliser la justification du texte sur mon blog. Ne me demandez pas ce qui m'a pris au juste, je ne le sais pas moi-même... Toujours est-il que le travail est à présent terminé... en théorie : si vous tombez, en lisant l'un de ces "anciens articles", sur un passage non justifié, n'hésitez pas à me le signaler.

J'en ai profité, par ailleurs, pour revoir mon système d'étiquettes. J'associe maintenant, et d'une façon systématique, à chacune de mes chroniques une étiquette pour le (les) auteur(s) à l'origine de l'oeuvre chroniquée. Chose qui m'amène à l'annonce principale qui nous intéresse ici : la page "Auteurs" est désormais fonctionnelle sur le blog. Je vous invite à vous y rendre et à tester la navigation par auteur ! Bien entendu, les pages d'index par titre (en SFF, BD/manga ou pour les Autres fictions) restent accessibles. Vous disposez (moi aussi, en fait) par conséquent d'un outil supplémentaire pour identifier telle ou telle chronique.

Lors de la constitution de cette page, la question s'est posée pour moi de savoir s'il n'était pas judicieux de réaliser un index des auteurs par genre... Outre le fait que cela aurait nécessité de faire trois pages au lieu d'une seule, cela m'a semblé peu pertinent : j'ai toujours considéré les oeuvres que je lis comme équivalentes a priori quelle qu'en soit la forme. Il me semble donc difficile d'envisager une subdivision des auteurs... Du reste, la notion d'étiquette étant parfois difficile à cerner, il aurait pu se produire que certains auteurs seraient apparus sur plusieurs pages distinctes. J'ai donc préféré simplifier par avance l'utilisation de l'index en ne réalisant qu'une seule page. Et pour en faciliter l'accès, j'ai utilisé un système d'ancres alphabétiques en HTML. En d'autres termes, si vous cliquez sur la lettre "Q", vous allez tomber tout de suite sur la liste des auteurs dont le nom (ou le pseudonyme !) commence par cette lettre. C'est-à-dire, sur une liste vide pour le moment... Mais rassurez-vous, cela marche aussi bien avec les autres lettres !

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne exploration.

samedi 3 mars 2012

L'Homme après l'Homme : une Anthropologie du Futur

Voici un livre dont j'avais eu connaissance, il y a longtemps (j'étais en Quatrième donc ça remonte à près de vingt ans), à travers un article dans Science et Vie Junior. Il y a quelques temps je suis tombé par hasard sur une illustration qui m'a rappelé ce livre : après quelques recherches, il m'a été possible de dénicher son titre exact - condition sine qua non pour une requête fructueuse, et une commande, sur un site de bouquinerie en ligne dont je tairai le nom. Je ne l'ai pas lu dans le détail, préférant m'attarder sur les illustrations (dont je gardais un souvenir très précis pour les plus spectaculaires d'entre elles) et sur certains textes.

L'auteur nous propose en fait d'explorer certaines hypothèses de l'évolution humaine future, à travers plusieurs postulats :
  • L'espèce humaine actuelle est condamnée à plus ou moins long terme, d'abord à cause du dérèglement climatique et de l'épuisement des ressources disponibles, mais aussi à cause d'un phénomène d'ordre géologique périodique en "temps long" : l'inversion du champ magnétique terrestre, qui se traduit par une brève période où les rayonnements solaires et cosmiques ne sont plus filtrés par la ceinture de Van Allen.
  • L'irruption de l'ingénierie génétique, puis d'une convergence accrue entre la biologie et la cybernétique permet, dans le futur proche, l'apparition de nouvelles espèces humaines - aquamorphes, spatiomorphes et cyborgs.
  • Les derniers êtres humains "à l'ancienne", ceux qui ont survécu à la disparition de la civilisation urbaine, se retrouvent soit dans des communautés pastorales soit en partance loin d'une Terre épuisée.
Postulats très pessimistes qui méritent, à mon sens, un classement de cet ouvrage dans le genre post-apocalyptique (coucou Tigger Lilly et Gromovar !) et à partir desquels l'auteur suit l'Histoire de l'évolution humaine sur Terre pendant cinq millions d'années. Presque rien, donc, à l'échelle des temps géologiques... Et pourtant, assez longtemps pour observer une diversification et une adaptation des branches de la famille humaine à de nouveaux habitats et de nouveaux modes de vie.

Si le genre Homo en lui-même disparaît assez vite, affaibli par la crise écologique puis éliminé en fin de compte par l'inversion du champ magnétique terrestre, lui succèdent aussitôt plusieurs nouveaux genres humains - issus des variétés produites par ingénierie génétique. C'est que les cyborgs, avant de s'éteindre comme les êtres humains à l'ancienne, ont eu le temps de remplacer la faune disparue par des variétés humaines adaptées aux nouveaux environnements. De nouvelles espèces humaines dont les individus ont pour seuls points communs les traits de leurs visages et leur absence de conscience d'eux-mêmes.

Lorsque, dans un futur plus éloigné - cinq millions d'années ! - les descendants des exilés reviennent sur Terre, ils découvrent de très lointains cousins qui n'ont, pas plus qu'eux, rien à voir avec leurs ancêtres communs. L'intelligence est désormais disparue sur Terre depuis une éternité, toute forme de civilisation oubliée au sens propre du terme. La planète-mère devient à nouveau le siège d'une civilisation dont les maîtres, à présent adaptés à des conditions environnementales différentes, entreprennent une exploitation assez hostile, laissant après eux un monde à nouveau dévasté - prélude à un nouveau commencement, peut-être ?

Un livre qui, malgré sa présentation assez orientée "jeune public", ne me semble pas tout à fait destiné à celui-ci. Les hypothèses évolutives restent tout de même assez science-fictives et peut-être même farfelues. La préface de Brian Aldiss montre bien, au passage, qu'il s'agit avant tout d'un livre de SF.

Dougal Dixon, l'auteur de ce livre, est paléontologue et géologue. Il a produit deux autres livres de biologie spéculative, After Man : a Zoology of the Future et The new Dinosaurs, que j'essaierai peut-être de me procurer à l'avenir.

vendredi 2 mars 2012

Kurt Beckett tome 1

J'ai rencontré les frères Datry au Salon de l'Imaginaire de Nogent-sur-Oise. Ils m'ont parlé de leur personnage, Kurt Beckett, un dur à cuire qui écume les régions un peu louches d'un espace en cours de colonisation... Voici le premier volet de ses aventures.
Résumé :
Qui est Kurt Beckett ? Rien d'autre qu'un justicier intergalactique free-lance, ex-flic, voyageant de bar en bar à bord d'une R5 spatiale pourave mais à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux. Il faut dire que depuis que sa femme l'a quitté, il n'a plus beaucoup d'attaches dans le monde... hormis les contrats qui lui sont proposés par des individus plus ou moins louches. Des contrats qui nécessitent qu'il paye de sa personne... Et voilà qu'une femme riche réclame de sa part qu'il aille rechercher quelque chose qui lui a été volé par les redoutables Amazones ! Comment va-t-elle s'y prendre pour le convaincre d'accepter ce qui s'apparente à une mission suicide ?
Commençons par le trait : tout en arêtes et en lignes droites, il m'évoque assez ce que l'on peut lire dans certains vieux numéros de Fluide Glacial. En revanche, quelques innovations dans la mise en mouvement des personnages et des cases m'apparaissent tout droit sorties du manga. Les frères Datry, de toute évidence, ont cherché à rendre hommage à la BD de leur (notre) adolescence tout en réutilisant des codes issus d'oeuvres différentes. Brouillage des lignes : voilà qui est de nature à me plaire. Sans en rajouter dans la prise de tête illisible, cette BD impose d'emblée sa personnalité : c'est plutôt bienvenu. L'emploi du noir et blanc rappelle lui aussi le manga et impose une ambiance "film noir" de bon aloi.

Continuons par l'intrigue : il faut reconnaître que c'est, peut-être, un peu plus convenu : Kurt Beckett est un mercenaire, un dur à cuire, on l'amène chez sa cliente, il se laisse convaincre, et il met au point une stratégie d'infiltration. Et puis les cases, entre une séquence baston et une séquence émotion, ne contiennent pas toujours beaucoup de dialogue. Néanmoins, cela reste pas mal amené, ainsi que tout à fait lisible. On se sent bien, et en terrain familier : après tout, L'Incal de Jodo lui-même ne démarre-t-il pas de la même façon ? Et puis cette idée de nation Amazone, "female only", hostile aux hommes, et totalitaire à l'évidence, a quelque chose de très intéressant. Quelque chose de pulp - qui fera peut-être bien grincer quelques dents... En bref ça se laisse lire et mieux que ça : on est intrigué. On se dit qu'on donnera sa chance au prochain épisode, et pas que parce qu'on souhaite savoir comment ça va se finir !

Concluons par des encouragements aux heureux créateurs de Kurt Beckett : le personnage, de toute évidence, mérite sa chance...

jeudi 1 mars 2012

La vidéo SF du mois - Mars 2012

Hormis le space-op', je m'intéresse volontiers à d'autres genres en SF. Depuis on va dire une trentaine d'années (ça tombe bien : ça correspond à mon âge), il est un genre en SF qui prend une place prépondérante. A tort ou à raison, il y a eu un moment (certains diront là : Challenger 1986) où le rêve spatial a été détrôné au profit d'un autre type de rêve, dans un autre type d'espace, celui des Mailles du Réseau, pour paraphraser le titre du roman (que je n'ai pas lu) de Bruce Sterling. Comme souvent, Hollywood s'est emparé quelques années plus tard du concept et nous a un peu (trop) abreuvés de films cyberpunk, dont l'un des plus connus du grand public est le célèbre Matrix.

Je dois dire que cette trilogie est un peu le type même du film de SF que j'adore détester. Je m'étais emmerdé comme c'était pas permis devant le premier volet : impossible de comprendre en quoi ces délires sur la nature du réel pouvaient parler à des personnes sensées... surtout lorsque ces mêmes personnes me disaient avec un petit sourire "mais qui sait, c'est peut-être vrai ?"... Mouais. Z'avez jamais entendu parler de fiction, sans doute ? Et il m'a suffi d'ouvrir quelques Dick pour comprendre que je n'accroche pas avec les délires quant à la nature subjective du réel. J'admets cependant que regardé au deuxième degré, on peut prendre Matrix pour le sympathique navet blockbuster qu'il aurait dû rester, au contraire de ce que les fans de ce divertissement verbeux et philosophico-fumant voudraient bien faire croire aux sceptiques. Quelques années plus tard, on a vu arriver sur les écrans la séquelle de ce que certains présenteraient presque comme le film de SF du siècle (mais lequel ? et pourquoi pas celui du millénaire tant qu'on y est ?). J'avoue que les bandes-annonces de Matrix : Reloaded m'avaient bien branché. Je n'ai donc pas manqué de le voir au cinéma. J'en étais sorti cette fois-ci emballé, d'abord parce que ça claquait bien, et puis parce que les créateurs de la chose donnaient l'impression de vouloir faire péter toute la mythologie qui tournait autour de leur délire. Autant dire que j'étais impatient de découvrir la fin de la série...

Et puis nous avons eu Matrix : Revolutions. Et puis... ben, en fait, il n'y a rien à dire, sinon que la loi des trilogies en SF m'est apparue vérifiée une fois de plus : à mon sens, le meilleur épisode, c'était le deuxième. Je terminerai cet article sur deux regrets. Le premier, c'est l'invraisemblable costume de Trinity quand elle est dans la Matrice (où donc a-t-elle trouvé tous ces sacs-poubelle ?). Et le deuxième, c'est encore la bande-annonce du troisième volet de la série, qui me semblait promettre une magnifique conclusion.
 

mercredi 29 février 2012

La Nuit face au Ciel

Quel rapport entre cette nouvelle et l'image ci-contre, que Ferocias ne devrait avoir aucun problème à interpréter ? Lisez-la au plus vite pour comprendre...
Résumé :
Une grande ville. Un homme qui conduit une moto. Un instant de distraction, un accident... une hospitalisation. Rien de très grave : il suffira d'une opération, d'un plâtre et de quelques jours de repos. Sauf qu'il y a la soif, cette soif dévorante qui l'obnubile. Et surtout ce mauvais rêve qui revient, qui le harcèle, à la moindre seconde de sommeil. Comme si...
J'ai déjà eu l'occasion ici de parler de Borges et de son fantastique inquiétant où l'anormal et le transcendant s'infiltre dans la trame même du réel. Cortazar est un autre "grand" de la littérature latino-américaine. Argentin comme Borges, il a travaillé lui aussi dans le champ du fantastique et il me semble utiliser le fantastique selon un postulat différent. Ici, le fantastique ne s'infiltre pas dans le réel : le début comme la fin de cette histoire, lus à part, n'ont rien de fantastique. C'est leur réunion, par l'intermédiaire du tissu d'un rêve inquiétant (ou pas !) qui fait de cette nouvelle, comme par la magie d'une greffe bizarre, une pièce fantastique.

L'individu n'est pas confronté, ici, à l'intrusion dans une réalité rassurante, "algébrique", d'un anormal transcendant. Le fantastique, l'inquiétude, sourd ici au contraire de l'étrange pouvoir de l'esprit, capable d'oublier - le temps que dure le rêve - des pans entiers de sa propre histoire, et même de construire une nouvelle réalité. Pouvoir étrange, pouvoir suprême, et pourtant bien vain : le personnage est ici, dans son rêve comme dans sa réalité, soumis à la même impuissance face à l'autre... et surtout face au destin qui lui est réservé.

Dans cette histoire inquiétante, l'épigraphe nous prévient a priori : le péril ne se trouve pas là où l'on pourrait l'imaginer au premier abord. La narration à la troisième personne renforce le sentiment d'impuissance éprouvé par le personnage : il y a là-derrière un narrateur omniscient, déterminé à nous emmener au bout de sa sombre logique. En guise d'ouverture de recueil, c'est là une oeuvre remarquable.

Cette nouvelle est disponible dans le recueil Les Armes secrètes.

Don Quichotte tome 2

Voici donc ma chronique de lecture du deuxième tome du Quichotte de Cervantès, dont j'ai déjà présenté le premier il y a quelques jours...
Résumé :
Don Quichotte a été ramené dans une cage de sa précédente sortie. Sur les conseils du curé du village et du barbier, sa nièce et sa gouvernante s'acharnent à le distraire, sinon à le guérir, de son délire, mais rien n'y fait : il reste persuadé que les histoires de chevalerie ne relève pas de la fiction mais bel et bien de la réalité. Ce qu'il ne sait pas, c'est que ses précédentes aventures ont été publiées dans un livre qui possède un succès grandissant ! Bien déterminé à se faire connaître comme l'homme qui a rétabli la grandeur de la chevalerie errante des jours d'antan, il prépare sa prochaine sortie en compagnie de son écuyer Sancho Panza : une sortie qui va l'amener jusqu'au bout de sa folie, dans un monde où le rêve et le mythe s'infiltrent dans la réalité. Quoi de plus naturel pour un homme qui croit que la réalité n'est que l'oeuvre d'enchanteurs déterminés à tromper ses sens et même ceux des autres ?
Une dizaine d'années séparent la parution de ce deuxième tome du premier. Pourtant, la nouvelle sortie de Don Quichotte était plus qu'annoncée par la conclusion de la précédente partie. Si les raisons pour lesquelles Cervantes a tardé à écrire et publier la suite de son oeuvre majeure me sont inconnues, je ne doute pas que la parution d'un Quichotte apocryphe, écrit par un certain Avellaneda, l'a sans nul doute poussé à reprendre son personnage. La difficulté, pour Cervantes, était je pense de raconter la suite des folies de son personnage sans se répéter. Ainsi qu'il le dit lui-même dans son prologue : "vous croyez peut-être que c'est facile de faire un livre  ?" A ce titre, l'irruption d'une suite non autorisée a dû servir d'aiguillon et, au-delà, de source d'inspiration. Si une bonne partie de ce livre présente une intéressante conformité avec le précédent, avec des situations burlesques où la folie de Don Quichotte permet de distraire les bonnes gens, dans des moments qui à mon sens relèvent de la tradition de la farce moyenâgeuse, maints passages montrent que Cervantes a tout fait pour prendre de la hauteur.

C'est que ceux qui croisent le chevalier fou sont, pour la plupart d'entre eux, au courant de son identité pour avoir lu le livre précédent et même le Quichotte apocryphe. Le passage du personnage chez le Duc et la Duchesse, qui se jouent de lui et de Sancho avec une cruauté de plus en plus marquée, relève bien de cette idée : le chevalier fou et son écuyer sont reçus comme ils doivent s'y attendre, et pensent être les hôtes du festin alors qu'ils n'en sont que les bouffons. Les deux compères, le grand maigre et le petit gros, sont même séparés un moment parce que l'écuyer reçoit enfin sa récompense, en la forme du gouvernement d'un archipel de "première qualité" - en réalité, un village où tout le monde se ligue pour le rendre fou. Le thème de la folie apparaît alors comme l'un des thèmes centraux de l'oeuvre - mais avec ces jeux de miroir entre fiction et réalité, entre le Don Quichotte "en chair et en os" et l'image que s'en font ceux qui, dans ce livre, ont lu le précédent, on finit par se demander au juste qui est le plus fou dans cette histoire : est-ce Don Quichotte qui vit dans son rêve ? Ou bien est-ce que ce sont ceux qui le torturent pour leur amusement ?

Cervantes donne même une profondeur supplémentaire à son oeuvre : sur la fin, il se paye le culot de citer le Quichotte apocryphe et de faire régler ses comptes avec son auteur (mystérieux y compris à l'époque actuelle !) par la bouche de son personnage ! C'est peut-être là le véritable exploit de Don Quichotte qui, une fois ses voyages terminés, va rentrer chez lui contraint et forcé par un auteur que l'on sent décidé à le faire disparaître - histoire que plus personne d'autre que lui ne s'autorise à l'animer... A travers un personnage fantasque et une oeuvre au carrefour de maintes traditions, Cervantes signe ici un très grand roman, sans doute très en avance sur les idées de son époque.

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Comme annoncé il y a quelques jours, je profite de cette chronique pour lancer un petit concours ! Les réponses aux questions se trouvent sur le blog. Chaque bonne réponse vaut dix points, le score maximal gagne - et en cas d'égalité, il y aura un tirage au sort. N'oubliez pas de répondre par mail afin de garantir la confidentialité de vos réponses...
  1. Quel est le livre de Frank Herbert lu ces derniers temps que j'ai le moins apprécié ?
  2. Quel personnage  éponyme d'un livre lu dans les mois passés a un nom qui présente plusieurs lettres communes avec l'adjectif niaise ?
  3. Quel roman de space-op' jeune public m'a semblé (presque) mériter le qualificatif élogieux de "Dune pour jeune public" ?
  4. A quoi ça ressemble, la Loire, pour un Ardéchois ?
  5. Question subsidiaire : au moment où je poste ce message, combien de commentaires sur le blog (le plus près remporte les dix points) ?
 Je vous rappelle que vous concourrez pour ceci :
Il s'agit d'un livre-CD de Jordi Savall offert par moi-même : des pièces musicales évoquant le personnage de Don Quichotte et ses aventures... Bonne chance à tous !

mardi 28 février 2012

Top BD des Blogueurs - Février 2012

En cette fin de mois de Février, voici le Top BD concocté par Yaneck des Chroniques de l'Invisible...

J'ai contribué avec une seule chronique pour ce mois : celle du tome 11 de Übel Blatt. Ma chronique du tome 1 de The Promise concernait en effet une BD non publiée en français, donc non évaluable dans le Top, et par ailleurs, je pense que ma chronique du tome 1 de The Arms Peddler fut trop tardive : elle sera sans doute intégrée au Top du mois de Mars. Restez donc à l'écoute...

1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                             19.17
2- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                              18.94
3- (N) Habibi, Craig Thompson, Casterman                                           18.92
4- (+) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                                      18.83
5- (=) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                                 18.73
6- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman    18.67
7- (=) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                      18.5
8- (=) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                       18.5
9- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                            18.33
10- (-) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                          18.29
11- (-) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                               18.27
12- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman   18.25
13- (=) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis 18.25
14- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.22
15- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman       18.16
Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
16- (=) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman               18.14
17- (-) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis                   18.07
 18- (+) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt    18
19- (N) Anuki tome 1, Stéphane Sénégas, Frédéric Maupomé, Editions de la Gouttière   18
20- (=) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   18
21- (+) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman                     17.95
22- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux              17.94
23- (+) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt   17.89
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,
24- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt                                                       17.88
25- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis     17.83
26- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis     17.8
27- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L'Atalante  17.18
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
28- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël    17.75
29- (=) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat  17.69
30- (=) L'orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan                      17.69
31- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt                                             17.67
32- (=) L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt                   17.67
33- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics                                                17.63
34- (-) Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, F. Nury, Brüno, Dargaud   17.57
35- (=) Alpha... Directions, Jens Harder, Editions de l'An 2                              17.5
36- (N) Lydie, Zidrou, Jordi Lafebre, Dargaud                                       17.5
37- (-) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   17.5
38- (=) En chemin elle rencontre,  Collectif, Des ronds dans l'eau 17.5
39- (-) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet  17.5
40- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange  17.5
41- (=) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard                                17.5
42- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis            17.5
43- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt       17.49
44- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman                                   17.44
45- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud                 17.38
46- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka  17.38
47- (=) La vie de Bouddha, Osamu Tezuka, Tonkam                            17.34
48- (N) Parker- Le Chasseur, Darwyn Cooke, Dargaud                     17.33
49- (=) Siegfried, Alex Alice, Dargaud                                17.33
50- (=) Solanin, Inio Asano, Kana                                                                              17.33